Femmes, entièrement femmes --- Amour en cage (L') [Working Title]

Entête

Synopsis: 

Un urologue français a créé une chirurgie de restauration du clitoris. Les femmes excisées peinent à en bénéficier. Au Burkina Faso et en France, des femmes ont décidé d'être opérées. Elles témoignent de leur combat pour devenir des femmes "entières".

Des comédiennes incarnent d'autres femmes qui ont choisi de témoigner dans l'anonymat. Un dialogue s'établit. La parole se libère. La restauration du clitoris deviendra-t-elle un droit universellement reconnu ?

Un film de Dani Kouyaté et Philippe Baqué

Bien qu'interdite dans beaucoup de pays, la pratique de l'excision continue. En Afrique, 120 millions de femmes l'auraient subie. Cette mutilation sexuelle peut entraîner la mort ou de très graves complications. Pour toutes les femmes excisées, le traumatisme physique et psychologique est difficilement réparable. Depuis quelques années ces femmes ont pourtant un espoir. Une technique chirurgicale de restauration du clitoris a été mise au point par un urologue français mais elle n'était jusqu'à récemment pratiquée qu'en France. Pour permettre à toutes les femmes africaines d'en profiter, un gynécologue français d'origine congolaise a décidé de se rendre régulièrement au Burkina Faso pour opérer à très bas prix et pour former des médecins locaux. Mais au Burkina Faso, premier pays à interdire l'excision, des tabous persistants et la spéculation de certaines cliniques ont compromis une généralisation de la restauration du clitoris. Profitant de cette situation, la secte Raël s'est lancée dans la construction d'un "hôpital du plaisir" pour proposer aux femmes une opération gratuite, comptant ainsi s'implanter dans la région. Ce film suit des femmes burkinabèes qui souhaitent retrouver leur intégrité corporelle. Certaines ont décidé de témoigner ouvertement et d'être filmées, au Burkina Faso et en France, durant cette étape essentielle de leur vie. D'autres ont préféré ne livrer que leur récit. Les portraits croisés de ces femmes rendront compte du parcours éprouvant qu'elles doivent suivre pour disposer librement de leur être et de leur corps. La "restauration" deviendra-t-elle un jour un droit reconnu ?